Explication des salamandres

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En France, la réalisatrice filme son père et sa mère, séparément,
Ils racontent pourquoi ils ont fui  le Portugal il y a quarante ans avec leurs quatre enfants. Témoignant de deux vies en exil, sans projet de retour, ils monologuent, arpentant un paysage  qui semble les engloutir. Sa voix d’adresse à chacun d’eux pour dire les blessures de l’enfance et les ombres du roman familial et tenter d’échapper à ce que l’exil a scellé en destin. Tandis que là-bas, sur les lieux de son enfance portugaise, elle filme les tableaux d’un théâtre imaginaire.

Maria Pinto

" Passionnée d’art et de littérature, mon parcours universitaire se situe entre ces deux pôles, puisque j’ai été étudiante à l’université de Rouen en Lettres Modernes, à Paris VII en Arts Plastiques puis à l’école des Beaux Arts de Rouen. J’ai été amenée à faire diverses expositions pendant les dix années où j’étais exclusivement artiste plasticienne, et c’est cette pratique pluridisciplinaire qui m’a amenée vers le cinéma documentaire. J’ai exercé d’autres métiers : traductrice du Portugais et de l’Espagnol d’œuvres poétiques, de textes critiques sur des artistes pour des catalogues d’exposition, journaliste, photographe. J’ai enseigné l’histoire de l’Art et animé divers ateliers artistiques.  Après avoir écrit et réalisé quelques courts-métrages, j’ai réalisé en 2005, mon premier film documentaire « Explication des salamandres », qui raconte les ombres du roman familial et les cicatrices de l’exil. Propos autobiographique, ce film, aux antipodes d’un réalisme stérile, permet que s’exprime, singulièrement, la vérité de chaque protagoniste (celle de mes parents et la mienne). Festivals : Guth Gafa Irlande, Doc’Ouest Bretagne ; festival du film ethnographique, Paris, Ao Norte, Viana do Castelo, Portugal En 2008 : « Un ciel à part » est le deuxième volet consacré à ma culture d’origine. J’ai filmé dans leurs activités communautaires, des émigrés portugais qui réinventent, à travers la fête et les traditions folkloriques, le pays qu’ils ont quitté. Ils se retrouvent, jeunes et vieux, dans une ancienne salle de cinéma de la banlieue de Rouen, siège de leur association, pour se souvenir et apprivoiser l’exil. Le film suit quatre personnages principaux, qui nous initient à la « saudade » et à ce Portugal mythique.  En 2010 : « Les mauvais rêves de Monsieur Antunes » explore, entre fiction et documentaire, l’univers littéraire du grand écrivain portugais Antonio Lobo Antunes. Le décor est la ville de Lisbonne, où, à des personnes réelles rencontrées par hasard se mêlent des personnages de fiction qui parcourent les lieux-mêmes des romans de l’écrivain. Ils nous racontent, dans une ambiance de pluie et de larmes, des fragments d’existences désenchantées. Festival : Festafilm, Montpellier, Paris En 2012 : « Un sauvage honnête homme », est le portrait poétique de Jean-Jacques Pauvert, éditeur des plus grands écrivains, maudits, insoumis, interdits de notre littérature. Saisi dans son nid d’aigle provençal, au milieu d’une nature exubérante, ce vieux sage au rire enfantin, nous éblouit de son indomptable amour de la liberté et de sa passion jamais éteinte pour le marquis de Sade, qu’il fut le premier à sortir de la clandestinité. Sa complice de toujours Annie Le Brun vient lui rendre visite pour évoquer le sulfureux marquis. Projections : Maison de l'université de Rouen, dans le cadre du Master « lire Sade autrement » ; Argentat, en Corrèze ; Scam, Paris ; Cinéma Omnia, Rouen En 2014 : « Moi qui duperais le Bon Dieu » fiction documentaire sur la correspondance du prisonnier Sade dans le donjon de Vincennes. C'est lors de cette longue détention qu'il débute sa carrière d'écrivain en rédigeant une importante correspondance, notamment des lettres à sa femme. Le film, loin de toute reconstitution historique, met en scène une lecture des lettres les plus incendiaires du marquis. Une répétitrice "corrige" les essais de quatre comédiens travestis. Le cercle à l'intérieur duquel se jouent les passions, est aussi l'espace physique qui conduit les mouvements de caméra, tout concourt à donner une voix et un corps au texte sadien. Projections : Cinéma Omnia, Rouen (mois du film documentaire); SCAM, Paris ; Théâtre de l’Union de Limoges ; Université de la Sorbonne, dans le cadre de la journée des femmes. En 2017 : « Bovary tout contre Butterfly » documentaire de création, C’est l’histoire d’un mec, tombé amoureux de la féminité. Entre Evreux et Osaka, je fais un portrait du photographe Jean Rault, par ses modèles et par les femmes qui l’attendent ici et là-bas. (En post-production ; diffusion décembre 2017)
Avec
Le soutien
du Pôle Image de Haute-Normandie
du Centre des Ecritures cinématographiques (Céci - Moulin d'Andé)
de la Sacem
du Centre National de la Cinématographie
du Fonds d'Action et de Soutien pour l'Intégration e la Lutte contre les Discriminations,
de l'Angoa et de la Procirep, société des producteurs.
Olivier Brunet

Image

Anne Argouse

Montage

François Artu

Effets spéciaux

Une coproduction Une coproduction antoine martin productions
Cityzen télévision

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